Sur ce sol Dictateur

بواسطة | 1 مايو 2021 | شعر | 0 تعليقات

Les mots sont un refuge,   
Pour les âmes, tristes   
Et la foi est une étoile,  
Qui illumine ton ciel et ton chemin,   
Où l’amour t’attend,   
Comme le gazouillement, d’un oiseau,   
Heureux, battant les ailes,   
Perché sur un arbre,   
Qui fête, le printemps.   

L’ode est une note,   
Une porte sans verrou, toute ouverte,   
Qui te porte, dans un monde vert,   
Qui te fait pousser les ailes,  
Où tu voles libre et léger,   
Sans chaînes et sans fer,   
Dans un ciel bleu, azuré.  

Le poème est un sentiment,  
Enfoui dans le cœur du poète,   
Qui se libère du joug,   
D’un présent, qui nous fouette,   
Où nous âmes se rebellent et en silence   
Manifestent,     
Construisent des passerelles,   
Dansent sur le rythme de leurs cordes, une pirouette,   
Où la joie et la douleur s’entremêlent,  
Dans une sonate ou une aquarelle.   

L’exil, est une fuite, des populations,  
Fuyant le feu, des obus et la misère qui sévit,   
Pour trouver asile dans un pays étranger, frère ou ami  
Où nous pensons trouver le salut
Mais, hélas qui se change en camp, de réfugiés, 
Malmenés, démunis et rejetés.    

Le rêve est une ville,  
Qui nous ouvre les bras,   
Où nos âmes assoiffées, jubilent.  
Quant à la douleur, elle est ce monde nu,   
Où la souffrance nous déchire, de son épée  
Et sa lame, aiguë.  

L’absence est une allée longue et si étroite,  
Qui étouffe les cœurs meurtris,   
Et emprisonne, les sans voix,   
Qui veulent se libérer,  
Du joug de la douleur, qui nous plie.  

À la portée de mes désirs, avortés,   
De mon vécu, assassiné, à bout portant,   
Le vide, est un portait défiguré,   
Du passé et d’un présent,  
Entre les mains de bourreaux,   
Et nous n’avons que nos souvenirs, qui s’imposent,   
Ravivent, nos plaies  
Forent au plus profond, nos blessures.  

L’art est une plume, un pinceau,   
Une âme qui dévoile, mettant à nu, notre esprit,  
Nos pensées, papillon,   
Sur du papier dictateur,   

Qui nous demande toujours, plus.   
Nos vœux marginalisés,   
À la croisée des chemins, perdus et égarés,   
Sur un sol, injuste,   
Où tous, te tournent le dos,   
Te mettent la face au mur.   

La poésie est thérapeute,   
Allège tes maux,   
Apaise les plaies, qui crient tout le long de l’année   
Te pousse à lutter, à t’imposer,   
À monter au Mont, pieds nus,   
Afin que tu te démarques, de la solitude,   
Qui te plie.   

La vie est la sève.   
Quant à l’amour, il est cette source,   
Où l’eau coule et ne se brise,   
Qui désaltèrera un jour ta soif   
Et te poussera à continuer.   

Quant à la plume poétique,  
Elle est l’orpheline la plus pauvre,   
Dans le monde de la littérature.   

Sur ce sol dictateur,  
Tu ressusciteras tant bien que mal,   
De gré ou de force,   
Au milieu de tant de belles fleurs et de roses,   
Qui t’habilleront de beau, parfumeront,   
Tôt ou tard ta colline oubliée.  

.Maissa Mayssoun Boutiche Alger, Algérie

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