L’ancien orient

بواسطة | 19 سبتمبر 2025 | مقالات | 0 تعليقات

Le Liban a été l’un des premiers pays à s’ouvrir à l’Occident sur le plan matériel, et l’un des derniers à découvrir la spiritualité de l’ancien Orient. Cette opinion est soutenue par la littérature de Khalil Gibran et Mikhail Naimy, influencés par le dualisme esprit-nature, des belles-lettres qui ont marqué tant la politique que la morale. Kamal Joumblatt, l’homme politique libanais, n’a cessé de voyager en Inde, berceau de la philosophie orientale, pour affirmer sa croyance en la réincarnation et en l’éternité de l’âme, tout en renforçant sa conviction de la valeur de la vie humaine et de la nécessité de la préserver.

En retour, Goethe, fondateur de la littérature mondiale, a été le premier auteur occidental inspiré par cette spiritualité, laissant une empreinte significative sur les écrivains internationaux jusqu’au début du XXᵉ siècle. Parmi ceux qu’il a marqués à Boston figure Gibran, qui, dans sa trentaine, déclara : “Le Cinquième Évangile de Nietzsche a puisé ses paroles dans mon esprit, et ses fruits ne sont cueillis que de l’arbre que j’ai aimé.”

Ainsi parlait Zarathoustra est un livre empreint d’émotion, que l’auteur présente comme l’équivalent des poèmes de Goethe. Gibran, également influencé par Jan Hus, reprend l’appel à l’individualisme, un mouvement qui commence à germer parmi les hippies avant de se muer en révolte contre les parents et les traditions archaïques. Ses écrits ont attisé le brasier révolutionnaire visant les régimes sociaux et religieux.

La créativité est une faculté individuelle, une pensée divergente incarnée par Nietzsche, Jan Hus et Gibran, figures pionnières et cohérentes de cette scène littéraire.

مهندس وكاتب لبناني

0 تعليق

إرسال تعليق

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *

أبلغني عبر البريد عند كتابة تعليقات جديدة.