Histoire à oublier

بواسطة | 20 سبتمبر 2025 | مقالات | 0 تعليقات

Il faut que tu estimes chaque fois que tu lis un peu d’histoire. C’est une matière passionnante, qui rafraîchit la mémoire, « affine l’esprit et renforce les bonnes actions », comme le dit David Hume. En revanche, il faut se reposer avec l’histoire du Liban, reprendre son souffle : son lecteur se sent tendu, nauséeux et a envie de l’oublier. C’est une histoire marquée par des conflits religieux, des affrontements entre différentes communautés.

Rien en dehors du conflit : c’est un pays multiethnique où chaque secte a son propre système de valeurs, c’est pourquoi il ne connaît jamais de repos. Iris, déesse grecque de la discorde, le dirige et hante ses terres. Le schisme y est la règle. Les guerres saisonnières ne le lâchent pas ; il danse constamment au bord de l’abîme, passant des raisons les plus petites et triviales aux grands conflits. Le journaliste Wadih Saadeh, dans son livre Probablement à cause d’un nuage, décrit le pays pendant sa guerre civile : « Les gens s’entretuent dans le nord, dans le sud, dans les villes et les montagnes. Il y a quelques jours, ils buvaient le café ensemble et avaient convenu de se retrouver dimanche. Soudain, ils se rencontrent, les armes à la main. Radio Liban énumère les tués et les victimes dans chaque bulletin et chante entre les deux. »

Nietzsche disait, au sujet des bienfaits de la lecture de l’histoire : « Ne perdez pas votre temps à vivre, il suffit de lire l’histoire. » De cette phrase, ainsi que de celle de David Hume, nous pouvons conclure pourquoi les Libanais sont incapables d’écrire leur propre histoire.”

مهندس وكاتب لبناني

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