Tu es à l’heure comme toujours 
Tu fais de mon coeur ton prisonnier 
Tu es ce rêve à qui je tienne 
Qui déboutonne avec audace mon chemisier 
Tu défaits d’un geste gracieux, mes longues tresses 
Ou toutes mes saisons se mettent à fredonner
Tu me  donnes la fièvre
Et mes lèvres brulantes déclarent 
Mes sentiments les plus vibrants 
Que je n’ai pu jamais dévoiler…

Quand souffle ta brise et caresse ma peau
Je me sens cet arbre d’un certain automne 
Qu’on a un de jour de septembre, déraciné
Ces troncs entre tes bras
Et mes racines avec peine, que j’essaie de rassembler
Je me sens nue de mes feuilles
Que tu as éparpillé
Mais, j’essaie au rythme de la danse de ton cœur
De m’harmoniser
Et je deviens cette flûte bergère
Qui chante l’amour et le parfum de la terre
Danse sous la pluie, de tes baisers.

Maissa Boutiche (Maysoun) Alger, le 18/05/2017
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