Je rêve d’un Liban
À la hauteur de nos illusions
Un Liban où la terre, notre mère,
Nous entoure de ses bras
Dans le désarroi,
Nous caresse, nous tend ses mains
Quand nous avons besoin de tendresse

Un pays aux dimensions de la vie,
Qui ne disperse pas ses habitants
Aux quatre vents,
Un pays bouée de sauvetage
Quand la vie fait rage

De mon Liban
Le soleil se retire peu à peu,
Le monde devient ténébreux ,
On attend le printemps
Mais aucune résurrection ,
On patauge dans l’abandon.
Descente quotidienne aux enfers,
Autant crier notre désespoir dans le désert.

Un long chemin de croix nous attend.
Plus le moindre embryon de solution.
On est en sursis de mort
Vivre n’est que leurre et désillusion.